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« LOI COLUCHE » POUR LE SOUTIEN AUX ASSOCIATIONS OEUVRANT POUR LES PLUS DÉMUNIS 

Créée pour soutenir les associations venant en aide aux plus démunis, la loi Coluche a changé la donne en matière de dons. Mais face à la hausse des besoins et à la baisse des subventions publiques, ce dispositif reste-t-il suffisant ?

LOI COLUCHE
UN GESTE FISCAL DEVENU ESSENTIEL, MAIS PAS SUFFISANT

En 1988, Coluche, déjà fondateur des Restos du Cœur, laisse une empreinte durable dans la législation. Sa loi éponyme instaure une réduction fiscale incitative pour les dons versés aux associations œuvrant pour les plus fragiles. Résultat : les particuliers peuvent aujourd’hui déduire 75 % de leur don, dans la limite de 1 000 euros (plafond 2024). Une mesure saluée pour son efficacité, qui a largement démocratisé la générosité.

Cette disposition a permis de soutenir des milliers de structures en France. Pour certaines petites associations, les dons issus de la loi Coluche représentent jusqu’à la moitié de leur budget annuel. Un outil précieux donc, mais désormais fragilisé.

Car si la générosité reste forte, les associations, elles, s’essoufflent. Le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter, l’inflation alourdit les charges, et les subventions publiques — longtemps leur socle — tendent à se réduire. Les appels à l’aide se multiplient.

Pour survivre, les associations doivent désormais diversifier leurs ressources. Certaines nouent des partenariats avec des entreprises, développent du mécénat de compétences, ou lancent des campagnes de financement participatif. Mais ces alternatives demandent du temps, des compétences et une professionnalisation que toutes ne peuvent pas se permettre.

Il devient urgent de repenser le modèle de soutien aux associations. Si la loi Coluche reste un pilier fondamental, elle ne peut remplacer une stratégie globale.

Faisons collective en sorte que la célèbre parole de l’humoriste reste un vain mot : « Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi. Je vous dirai comment vous en passer. »

Les associations ne doivent pas être uniquement perçues comme de simples relais humanitaires, mais comme des acteurs essentiels du tissu social. Les soutenir durablement, c’est investir dans la cohésion de notre société.

Romain LAVENTURE

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